Let's Kite
kitesurf

Analyse Post-Covid du Kitesurf en Suisse Romande

On reproche à Let’s Kite (le site) d’amener trop de monde sur les spots…

Durant cette période post-covid, les spots qui accueillaient 5 personnes en temps normal (Pois, Esta, Coppet …) ont vu 20 à 30 personnes débarquer, les spots à 15 personnes (Concise), ont vu 50 personnes débarquer et les spots à 100 personnes (Yvonand, St-Blaise) en ont vu le double voir bien plus.
Comme dit sur le groupe Facebook Let’s Kite, le post-covid et l’envie de tout le monde de rider, les frontières fermées et cette bise historique ont provoqué un trop d’à peu près tout. En temps normal, 30-40% des riders auraient bougé pour les deux weekends prolongés. Et puis cette bise…de mémoire de kiteur/windsurfeur, je n’avais jamais vu autant de vent sur autant de jours !

En moyenne, un jour de bonne bise, nous sommes environ 300 riders actifs par lacs (Léman et Neuchâtel), donc chaque spot à un rôle à jouer pour accueillir tous dans de bonnes conditions. Cinq riders qui vont sur leur micro-spot, c’est 5 voitures de moins à Yvonand par exemple. Durant le Covid et la période qui a suivi, la fermeture de certains gros spots (Excenevex, le Vengeron, Yvonand qui ont tardé à rouvrir), a aussi favorisé la recherche de solution sur des plus petits spots.
Chaque spot a une capacité d’accueil défini selon deux critères : la taille du/des parkings et la taille de la zone de décollage/atterrissage sur la plage. Si l’un ou l’autre est saturé, les autres usagers des lieux se sentiront envahis et les plaintes arriveront aux communes concernées.

Let’s Kite a en effet favorisé la répartition de l’ensemble sur un plus grand nombre de spot. Le site a littéralement explosé ses records de fréquentation et le temps d’avoir les feedbacks des « locaux » et que je masque les petits spots sur le site (Il en reste probablement, n’hésitez pas à me le dire), c’était déjà trop tard pour certains spots dont la capacité d’accueil a montré ses limites.
Mais il y a aussi eu les réseaux sociaux, les groupes WhatsApp, le bouche à oreille et c’est devenu la chasse aux spots encore ouverts.

Si j’étais syndic d’une commune qui voit débarquer 50 kiteurs d’un coup, que certains se parquent n’importe comment (par manque de place ou par flemme de marcher un bout de plus), qu’après coup on retrouve des déchets, camping sauvage, ailes dans les arbres, un méga squat de la plage…et bien ce serait bien plus facile pour moi d’interdire le kite. Et hop un problème de réglé.

Le kitesurf est un sport envahissant. Si l’on doit faire notre autocritique, c’est souvent un kiteur = une voiture/bus; et sur la plage, tant qu’il reste de la place, on ne comprend pas bien pourquoi il faudrait plier sa voile qu’on va peut-être ressortir plus tard…
Maintenant, il faut penser à l’après, tirer les enseignements et mettre en place des systèmes pour que la situation ne se reproduise plus. Chaque année, on peut évaluer que notre communauté (le nombre de kiteurs actifs en Suisse) augmente de 10% (chiffre au bol). 10% sur Yvonand qui accueille près de 150 à 200 kiteurs un très gros jour, c’est 15 à 20 voitures de plus et 15 à 20 voiles de plus…

Une fois que les frontières vont rouvrir, la pression va baisser, mais sur les années la pression va quand même monter…donc c’est maintenant qu’il faut se mobiliser. Chaque spot qui « tombe » impactera forcément les autres spots de la région. Donc chaque spot est important.
Je trouve que du positif est en train de ressortir. Tous les spots qui sont en danger ou fermés font réagir les riders locaux. En temps normal, la Kitesurfer Association a de la peine à motiver les foules et là j’ai vraiment l’impression que plein d’actions sont en train de voir le jour. Du coup, des comités se forment et un dialogue se met en place avec les communes. Ça ne va pas se faire en 1 jour, c’est du job à long terme. Un conseil (si je peux me permettre), mettez-vous rapidement en relation avec la KA, le comité a beaucoup d’expérience, spécialement dans les négociations, les kiteurs ont beaucoup d’aspects légaux à faire valoir. Mais le comité de la KA seul ne peut rien faire et l’idée de former des clubs est vraiment (selon moi) une très bonne stratégie. Et si de mon côté je peux aider, conseiller, je suis à disposition.

Selon moi, un spot = un club, serait vraiment le top. Comme ça en cas de problème la commune aura des interlocuteurs. Et si je puis donner un conseil, communiquez ! L’état d’avancement, les réunions en cours, les défaites, les victoires…et Let’s Kite peut vraiment aidez sur ce point !

Fred
P.S. Comme d’hab’ ce post n’engage que moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *